Vert-Tige Arboriculture, émondage, abattage d'arbre, élagage

Les différentes techniques de rigging

Les techniques de rigging, un «must» à maîtriser pour tout élagueur ou émondeur.

 

Le rigging, aussi appelé rétention de branches, est le nom qu’on donne au groupe de techniques utilisées pour contrôler la descente des branches et des troncs coupés. Plus fréquemment utilisées en abattage d’arbre, ces techniques peuvent aussi être utiles lorsqu’il faut couper de grosses branches lors de l’émondage ou de l’élagage d’un arbre mature. Une bonne connaissance de ces techniques de rigging facilite le travail de l’élagueur-grimpeur en plus de réduire de beaucoup les risques d’accrocher les obstacles.

 

Dans cet article, nous allons voir les différentes techniques et dans quelles situations elles sont utilisées. Nous allons du même coup couvrir les équipements essentiels pour arriver à effectuer la rétention de branches de manière sécuritaire et efficace. Nous allons commencer avec les équipements d’ailleurs.

 

Le rigging de base

Nous allons commencer par couvrir l’équipement et les techniques de rigging de base. Nous allons parler des techniques de rigging avancées dans un autre article.

 

Équipements de rigging de base

Lorsque nous faisons du rigging, il y a trois équipements indispensables pour arriver à faire notre travail de manière sécuritaire et contrôlée. Le câble d’abattage, le block-poulie et le Portawrap. Ces trois outils sont la base lorsqu’on parle de rétention de branches.

 

Le câble d’abattage

Évidemment, lorsque nous voulons contrôler la descente d’une branche ou d’un billot, la corde est l’équipement de base à avoir. Les cordes sont souvent composées de deux épaisseurs, le «core» qui est en fait leur cœur de la corde et le «jacket» qui est la partie qui recouvre le cœur de la corde. Le «core» est fait de nylon ou de polyéthylène et le «jacket» est fait de polyester.

Le block-poulie

Le block aussi appelé poulie d’abattage est la poulie que nous attachons dans la cime de l’arbre. Le câble d’abattage est passé dans cette poulie. Le block facilite la descente des branches, car il enlève toute friction possible avec l’arbre. En plus d’être plus efficace, elle aide aussi à étirer la durée de vie de nos câbles d’abattage.

Le Portawrap

Le portawrap est un cylindre de friction fait en acier galvanisé. Ce cylindre est attaché à la base de l’arbre et sera mis à contribution lors du rigging de grosses branches ou de gros billot. Le Portawrap nous permet de contrôler la friction mise sur la corde. Nous pouvons donc faire la rétention de très gros billots sans avoir à forcer pour les descendre au sol de manière contrôlée.

Le système d’avantage mécanique

Le système d’avantage mécanique est un système composé de deux poulies doubles et d’un câble qui passe dans ces poulies. Ce type de système nous permet d’avoir beaucoup plus de force lors du relevage de branches par la tête. C’est un système simple d’utilisation qui facilite nos travaux d’abattage d’arbre.

Les techniques de rigging de base

Des techniques de rétention de base, il en existe 3 fréquemment utilisées. Le soutien par le pied, le relevage par la tête et le soutien par la tête. Chacune d’entre elles a leurs utilités bien différentes.

 

Le soutien par le pied

Le soutien par le pied est la technique la plus utilisée lors de l’abattage d’arbre en sections. C’est la technique privilégiée dans une situation ou il y a seulement des obstacles au sol ou à une distance assez grande de la branche, le soutien par le pied est la technique la plus rapide et la plus efficace pour descendre une branche au sol de manière contrôlée.

 

Le câble est passé dans le block-poulie et est attaché à la base de la branche ou du billot. Si la branche pèse moins de 75 lbs il n’est pas nécessaire de passer la corde dans le Portawrap. Si on fait la rétention d’une branche ou d’un billot plus pesant que 75-100 lbs, il est plus sage d’utiliser le Portawrap pour créer de la friction et réduire la force nécessaire pour retenir la charge. Le grimpeur fait une entaille directionnelle et un trait arrière pour diriger la branche dans la direction voulue. L’homme au sol tient le câble et contrôle la chute de la branche.

Le relevage par la tête

Le relevage par la tête aussi est une technique fréquemment utilisée lors de l’abattage d’arbre. Toutefois, cette technique est utile lorsqu’il y a des obstacles directement sous la branche ou trop près latéralement. Le relevage par la tête est plus long à utiliser, mais nous offre plus de contrôle sur la rétention de la branche.

 

Le câble est passé dans le block-poulie et est attaché au moins au 2/3 de la longueur de la branche. Il faut avoir plus de charges sous le point d’attache qu’au-dessus. Cette fois nous allons utiliser le Portawrap pour barrer la corde. Nous installons notre système d’avantage mécanique sur la section de câble entre la poulie et le Portawrap. Le grimpeur fait une entaille directionnelle en direction du block-poulie puisque nous relevons la branche en cette direction. L’homme au sol peut maintenant commencer le relevage en tirant sur le câble du système d’avantage mécanique. Lorsque la tension est bien mise, le grimpeur peut commencer le trait arrière. La branche se relèvera grâce à la tension déjà dans le câble. Lorsque la branche est bien relevée, le grimpeur peut finir de la couper. L’homme de sol peut défaire le système d,avantage mécanique, débarrer la branche et descendre le tout bien tranquillement.

rigging, relevage par la tête

 

Voici un vidéo qui illustre bien le rigging.

 

*Toutes les illustrations d’équipements de rigging proviennent du site www.treestuff.com et y sont en vente.

Comment avoir des pommes sans taches?

Comment combattre la tavelure de la pomme?

Comment empêcher les tâches sur les pommes

C’est quoi exactement la tavelure de la pomme?

 

Premièrement, il faut savoir ce que c’est, la tavelure de la pomme, pour pouvoir la combattre comme il faut! La tavelure du pommier est une maladie dite fongique. C’est-à-dire que c’est un champignon qui occasionne les dommages observés. Venturia inaequalis est le nom du champignon responsable de l’apparition de ces taches brunes sur la peau des pommes du pommier infecté. En plus de rendre les pommes moins appétissantes, la tavelure de la pomme contribue parfois à la chute des feuilles et des fruits prématurément. Elle contribue aussi à l’affaiblissement de l’arbre.

 

Comment prévenir l’apparition des tâches sur les pommes?

 

Il existe quelques moyens préventifs pour empêcher l’apparition de la tavelure du pommier :

  • Déchiqueter les feuilles dès leur chute à l’automne accélère le compostage de celles-ci. Une tondeuse avec des lames déchiqueteuses est idéale.
  • Brûler les feuilles permet aussi d’éliminer le champignon ou du moins d’en réduire la quantité.

Comment empêcher le retour de la tavelure une fois détectée?

 

La bouillie soufrée

Le meilleur moyen de combattre la tavelure du pommier est l’application de bouillie soufrée en tandem avec l’huile de dormance. La bouillie soufrée est un fongicide biologique à base de soufre. Elle élimine les champignons responsables des tâches présentent sur vos pommes.

 

L’huile de dormance

L’huile de dormance est un insecticide à base d’huile minérale qui peut être utilisée pour éliminer les spores hivernant sous l’écorce et dans les renflements des troncs de pommiers. L’huile de dormance doit être appliquée avant que les bourgeons ne débourrent. Une application trop tardive risque d’endommager les feuilles. L’application de l’huile de dormance doit aussi se faire lorsqu’il y a au moins 3 jours consécutifs avec des températures extérieures entre 8 et 15 degrés Celsius et sans pluie pour au moins 24 heures.

 

traitement d'un pommier à l'huile de dormance et bouillie souffrée

Les bienfaits des arbres

Nul ne peut nier les bienfaits qu’apportent les arbres en milieu urbain. Les arbres sont bénéfiques sur plusieurs niveaux, mais ont majoritairement des impacts au niveau écologique, économique, au niveau social et esthétique.

bienfait des arbres

Les bienfaits écologiques

Les arbres améliorent notre environnement de plusieurs façons. Ils sont maîtres dans l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau. Ils nous aident aussi à contrer l’érosion des sols et diversifier les organismes biologiques présents en ville.

 

Voici quelques exemples de bienfaits que les arbres ont au niveau écologique :

  • Lors de la photosynthèse, les arbres captent l’énergie lumineuse pour transformer l’eau et le gaz carbonique en oxygène. Cette production d’oxygène aide à la purification de l’air. Les arbres ont aussi la capacité de capter des particules en suspens dans l’air favorisant encore la purification de notre air environnante.
  • Les systèmes racinaires des arbres sont des ancrages très puissants. Ils donnent de la solidité aux différents sols ce qui empêche leur érosion.
  • Les arbres favorisent aussi la diversité biologique puisqu’un seul individu peut abriter plusieurs petits animaux et insectes différents. Il est important de les conserver pour garder une bonne diversité biologique.
  • Les arbres protègent contre le bruit, on voit souvent des écrans sonores composés d’arbres près des grandes routes ou des artères principales. Ces haies d’arbres servent à protéger les quartiers résidentiels du bruit de ces grandes voies publiques.

bienfait écologique des arbres

Les bienfaits économiques

Les arbres en milieu urbain ont aussi un impact important au niveau économique. On dit que pour deux propriétés de valeur semblable, celle ayant un aménagement paysager comportant des arbres matures et des arbustes aura une valeur supérieure de 5 % et 15 % à comparer à la propriété sans aménagement et arbres matures. Il n’est pas rare de voir des maisons se vendre plus cher, car elles sont à proximité d’un parc ou d’un boisé.

 

Les arbres ont évidemment un impact économique lorsqu’ils sont utilisés pour la production de fruits comme dans les vergers. Plusieurs producteurs de pommes, de poires, de cerises et de prunes vivent de leurs arbres au Québec seulement. Il ne faut pas oublier l’érable à sucre qui nous fournit chaque année une quantité exceptionnelle de ce délicieux sirop dorée!

 

Ces bêtes feuillues ont aussi le pouvoir de nous faire économiser de l’énergie. Des arbres bien placés autour d’une maison peuvent créer un ombrage important sur le bâtiment et réduire la hausse de la température intérieure. Les frais de climatisation sont donc considérablement réduits grâce aux arbres. En hiver, les arbres empêchant les vents dominants de frapper la maison de plein fouet peuvent réduire la facture de chauffage!

bienfaits économiques des arbres

Les bienfaits sociaux

 

Les arbustes et les arbres donnent un côté plus écologique et naturel aux villes développées. Il a été démontré que les arbres ont des effets positifs sur la santé mentale et sont également source de bien-être physique pour nous tous. Les arbres peuvent aussi amener aux piétons un sentiment de sécurité lorsqu’ils circulent le long de la voie publique et que plusieurs arbres séparent les trottoirs de la rue.

bienfait social des arbres

Les bienfaits esthétiques

Les arbres aident aussi à briser la monotonie du paysage urbain en y ajoutant des couleurs vives et naturelles. Les arbres peuvent servir d’écrans, que ce soit pour assurer l’intimité entre voisins ou encore à diriger les piétons vers une certaine direction en les empêchant de trépasser. Des arbres peuvent être utilisés pour cacher des endroits moins jolis et ainsi améliorer les paysages de certains secteurs industriels. Ils peuvent aussi aider à faire ressortir certains éléments de l’architecture urbaine.

bienfait esthétique des arbres

Pour conclure

Les arbres sont une nécessité dans nos villes, que ce soit pour ses bienfaits écologiques, économiques, sociaux ou esthétiques ils sont et seront toujours d’une grande importance pour la santé de notre population et de notre planète.

Les feuilles mortes, devrions-nous les ramasser à l’automne?

ramasser feuilles mortes

Les feuilles mortes, les ramasser ou non?

La question se pose, devrions-nous ramasser les feuilles mortes qui tombent de nos arbres à l’automne? Plusieurs les ramassent, d’autres les déchiquettent et certains les laissent virevolter au vent tout l’automne.

 

Bien qu’il s’agisse d’une tâche qui peut s’avérer longue et pénible, plusieurs font le choix de ramasser leurs feuilles à l’automne.

 

Mais est-il vraiment nécessaire de le faire? Non, excepté pour des raisons d’esthétisme ou lors d’accumulation exceptionnelle de feuilles.

 

Il faut savoir que, contrairement à la croyance populaire, les feuilles mortes qui jonchent le sol à l’automne ne nuisent pas au gazon. Bien au contraire, en se décomposant elles nourrissent le sol et aide la pousse du gazon.

 

Cependant, il est vrai que si une quantité phénoménale de feuilles mortes se retrouve au sol, il peut arriver que le gazon jaunisse. Je vous expliquerai comment éviter le jaunissement du gazon plus loin!

 

Que faire avec les feuilles mortes?

Bien que cela semble trop simple pour être vrai, la meilleure chose à faire avec les feuilles tombées à l’automne est de les laisser au sol et de les déchiqueter avec la tondeuse.

 

Pourquoi? Simplement parce que lorsque l’on déchiquette les feuilles, on les fractionne en petits morceaux et accélère le processus de décomposition.

 

Une fois fractionnées et décomposées, les feuilles se transforment en matière organique compostée de première qualité. Le compost pénètre  le sol et l’enrichit par le fait même.

 

Les feuilles mortes sont bénéfiques!

Les feuilles mortes que l’on voyait comme une nuisance absolue tout à l’heure, se sont maintenant transformées en fertilisant naturel d’une grande qualité et bon marché!

 

En plus d’enrichir le sol, ce compost fait la fertilisation pour les arbres, aide la pousse du gazon l’aidant donc à mieux pousser et à être plus vert.

 

Bon déchiquetage de feuille!

 

feuilles mortes

 

 

L’utilisation de mastic d’émondage

L’utilisation de produits de recouvrements de coupes de branches parfois appelés mastics d’émondage est fortement déconseillée. Bien que certains produits de recouvrement de coupes peuvent être trouvés dans différents magasins à grande surface et même dans certains magasins spécialisés en vente d’équipements forestiers, leur utilisation fait plus de mal que de bien aux arbres.

 

Le mastic d’émondage nuit à la cicatrisation

Les produits de recouvrement de coupes sont vendus comme des produits pouvant aider l’arbre à cicatriser suite à l’émondage d’arbre. Il se trouve que ses mastics d’émondage nuisent plus à la cicatrisation des coupes qu’ils ne les aident! L’application du produit créer une couche par dessus la coupe qui empêche les vaisseaux de sève de bien se refermer naturellement. Les arbres ont leurs propres mécanismes de défense en cas de blessures et de bris de branches. Ils sont capables de se protéger et de cicatriser leurs blessures par eux-mêmes.

 

L’accumulation d’humidité

Le mastic d’émondage est vanté comme un produit protégeant l’arbre contre les bactéries et la pourriture. Toutefois, il fait tout le contraire! Lors de la coupe d’une branche, les vaisseaux où la sève circule sont rompus. Ces vaisseaux sont comme nos veines, lorsque coupés, les fluides circulant dans ces canaux s’échappent jusqu’à ce qu’ils coagulent. Si on applique un produit sur la coupe, on emprisonne l’humidité créée par l’évacuation de la sève. Cette humidité emprisonnée s’accumule et ne sèche jamais complètement. La plaie ne guérit pas et rend l’arbre vulnérable aux insectes et maladies.

 

La formation de caries

Une conséquence majeure de l’application de produits de recouvrement de coupes est la formation de caries. Une carie est en fait une dégradation de la fibre du bois vers l’intérieur de l’arbre. Ces caries réduisent considérablement la résistance mécanique des arbres et les rendent dangereux à long terme. Pourquoi les mastics d’émondage créent des caries? C’est encore l’humidité accumulée qui facilite la progression d’une carie vers le cœur de l’arbre. Une fois une carie bien installée dans l’arbre il est impossible d’empêcher sa progression vers le cœur du tronc de l’arbre. Dans ce cas, il est souvent nécessaire de procéder à l’abattage d’arbre.

 

Infestation d’insectes

Les milieux humides sont reconnus pour attirer les insectes. Une plaie recouverte qui reste humide en permanence est un endroit où les perce-oreilles et les fourmis aiment s’installer. Ces insectes contribuent à l’accélération du développement des caries et empêchent donc eux aussi une cicatrisation optimale!

 

Quoi faire après la coupe d’une branche?

La réponse à cette question est simple : RIEN! Une fois une branche coupée adéquatement, il est recommandé de laisser la coupe telle quelle. Ne pas utiliser de peinture ou de mastic d’émondage, ces produits sont plus nuisibles pour l’arbre qu’ils ne l’aident. Pour une cicatrisation optimale et rapide, il faut éviter de déchirer l’écorce du cal cicatriciel, éviter de laisser un chicot au niveau du tronc et couper la branche au niveau du cal cicatriciel sans l’abîmer. La nature fait bien les choses, les arbres ont leurs propres mécanismes de défense contre les insectes et les maladies. Nous pouvons toutefois aider l’arbre dans sa lutte contre les maladies et insectes grâce à la fertilisation d’arbre.

Comment planter un arbre en 10 étapes

Comment planter un arbre? La plantation d’arbres peut sembler facile, mais il s’agit en fait d’une opération pas aussi simple qu’elle en a l’air. Pour assurer la réussite d’une plantation d’arbres, il est important de bien suivre les étapes. Nous avons rédigé cet article dans le but de bien vous diriger dans vos projets de plantation et de vous aider à réussir chaque mise en terre de vos végétaux.

 

1— Avant la plantation d’un arbre, le choix de l’arbre et de son emplacement

Évidemment, avant de commencer à creuser un trou pour y déposer l’arbre, il faut le choisir! Lors du choix de l’arbre en pépinière, il est important de connaître les contraintes avec lesquelles il faut jongler.

 

Quelques questions à se poser :

 

– Dans quelle zone de rusticité est-ce que je demeure?

– Dans quel type de sol l’arbre sera-t-il planté?

– Fera-t-il face aux vents dominants?

– Est-ce que le terrain est bien drainé ou plus humide?

– Est-ce que je veux un arbre à grand déploiement ou un arbre de style arbustif?

– À quelle distance des bâtiments sera-t-il planté?

 

Après avoir répondu à ces questions, il est temps de se présenter dans une pépinière engageant des horticulteurs qualifiés. Ils sauront vous diriger vers la bonne essence d’arbre pour votre situation.

 

Le choix de l’emplacement de l’arbre va de pair avec le choix de l’essence. Il ne serait pas logique de planter un érable argenté à 1,5 m de la maison alors qu’un lilas japonais pourrait faire l’affaire à cet endroit.

2— L’achat de produits de qualité

Lors de la plantation d’arbres, il est primordial de choisir des produits de première qualité pour garantir l’enracinement et la survie de l’arbre.

 

La terre :

La meilleure terre pour la plantation d’un arbre est une terre à jardin. La terre à jardin est en fait de la terre noire à 75 % et 25 % de compost. Le compost apporte de la matière organique, élément essentiel à la survie des végétaux.

 

Les mycorhizes :

Les mycorhizes sont des petits champignons qui se trouvent dans le sol naturellement. Ces champignons aident les transferts de minéraux et d’eau entre le sol et les racines. Ils sont toutefois peu présents dans les sols souvent pauvres en milieu urbain. C’est pourquoi nous en rajoutons pour favoriser l’enracinement des arbres.

 

Paillis de cèdre :

Pour le paillis, c’est un produit assez standard. Il suffit de choisir la couleur de paillis de cèdre qui vous convient le mieux!

 

Tuteurs et sellettes :

Nous recommandons de planter deux tuteurs de 7′ en acier par arbre. La sellette est une broche d’acier galvanisé recouverte avec une bande de caoutchouc en son centre. La bande de caoutchouc empêche les blessures au tronc.

 

 

3— Creuser le trou

Le moment tant attendu est enfin arrivé! Il est maintenant le temps de creuser le trou à l’endroit désiré. Le trou doit être assez profond pour nous permettre de rajouter au moins 6  » de bonne terre au fond de la cuve et que les racines les plus près de la surface soit égale au niveau du sol. Pour la largeur, plus le trou est vaste, plus les racines auront de la facilité à se développer dans de la bonne terre.

Plantation d'arbre à Sherbrooke

 

4— Le brossage des racines

Lorsque l’on sort l’arbre de son pot, on voit presque tout le temps des racines qui semblent tourner en rond autour de la motte. Il est TRÈS important de les brosser vigoureusement avec un gant ou un sécateur pour les décoller de la motte de l’arbre. Si l’on ne le fait pas, les racines peuvent continuer de pousser en tournant autour de la motte et d’étrangler l’arbre…

 

5— Mettre l’arbre de niveau

Pour mettre l’arbre de niveau, il faut mettre la couche de bonne terre au fond de la cuve de plantation. Par la suite, on dépose dans le trou. On met l’arbre de niveau en compactant de la terre sous la motte de l’arbre. On réajuste tant que le tronc de l’arbre n’est pas assez droit à notre goût.

plantation d'arbre Sherbrooke

 

6— Planter l’arbre

On saupoudre ensuite les mycorhizes sur les racines et dans le fond de la cuve. On met ensuite de la terre et on compacte vigoureusement avec les pieds en tournant autour de l’arbre. On remet des mycorhizes, de la terre, on compacte et ainsi de suite jusqu’au niveau du sol.

 

7— Faire la cuvette

Après avoir planté l’arbre, il faut faire une cuvette pour faciliter l’arrosage de l’arbre. Cette étape est assez simple, il suffit de faire un beigne en terre tout le tour du tronc de l’arbre. La cuvette doit avoir environ 2’6  » de diamètre.

 

8— Planter les tuteurs et installer la sellette

Les tuteurs doivent être plantés à l’intérieur de la cuvette. L’idéal est de les planter d’au moins 2′ dans le sol pour être sûr qu’ils soient assez solides. Nous attachons ensuite la sellette le plus haut possible sur le tuteur tout en évitant qu’elle ne frotte sur des branches. On l’entoure autour du tronc et la rattachons à l’autre tuteur avec un autre bout de broche. Il ne faut pas la mettre trop serré pour éviter de blesser le tronc de l’arbre.

9— Ajouter le paillis

Il est maintenant le temps d’ajouter le paillis dans la cuvette. L’épaisseur de paillis idéal est de 3  » ou 4  ». Il faut toutefois s’assurer que le paillis ne touche pas le tronc de l’arbre pour le laisser respirer.

 

10— L’arrosage

L’arbre est bien planté, il est temps d’arroser. Le premier arrosage se doit d’être généreux, mais pas trop non plus. Il faut que le paillis et la terre soient bien humides autour de la motte de l’arbre. Il est recommandé d’arroser 1 fois par semaine s’il n’y a pas de pluies abondantes pour la première année.

C’est terminé!

Voilà vous savez maintenant comment planter un arbre comme un pro! N’oubliez pas d’enlever les tueurs, sellettes, cuvettes et le paillis après la deuxième année suivant la plantation. Les sellettes et les tuteurs peuvent briser le tronc s’ils sont laissés trop longtemps après la plantation de l’arbre.

 

Bonne plantation d’arbres!

L’étêtage : un fléau pour notre forêt urbaine

Pour le premier article de cette série sur les mauvaises pratiques dans l’industrie de l’arboriculture et de l’élagage, nous allons aborder le sujet de l’étêtage d’arbre. Probablement la pratique la plus répandue et la plus dommageable pour les arbres. Nous allons voir les conséquences et les risques liés à une telle pratique. Bonne lecture!

L’étêtage, une vraie menace pour notre forêt urbaine

L’étêtage aussi appelé écimage est un véritable fléau pour notre forêt urbaine. Cette  »technique » pratiquée par des  »experts » de l’arboriculture, nuit grandement à la santé de nos arbres. Recommandée trop souvent à tort, l’étêtage empêche le bon développement du spécimen. L’étêtage d’un arbre augmente aussi le risque de développement de maladies, de caries, de moisissures, d’attaques d’insectes, de malformations structurales, de bris de branches et peut souvent aller jusqu’à causer la mort de l’arbre.

étètage d'arbre

 

Qu’est-ce que c’est l’étêtage et pourquoi le faire?

Étêter un arbre consiste à supprimer en partie ou en totalité la cime d’un arbre. Cette technique est utilisée pour différentes raisons; faire de jolies boules avec ses arbres, la peur que l’arbre s’effondre sur la maison, parce que le voisin l’a gentiment demandé. Quelque soit la raison, il est fortement déconseillé de faire l’étêtage de ses arbres.

 

Les risques engendrés par l’étêtage d’un arbre

Premièrement, lorsqu’on supprime la cime d’un arbre, cela créer un énorme stress sur le spécimen. L’arbre n’a plus la capacité d’aller chercher la lumière nécessaire pour compléter le processus de la photosynthèse. L’arbre produit donc une quantité importante de gourmands. Les gourmands sont ces branches qui poussent au bout des chicots laissés suite à l’étêtage de l’arbre.

 

Risque accru de bris de branche

Lorsqu’une branche est rabattue, celle-ce peut produire jusqu’à une dizaine de gourmands. Ces gourmands poussent très rapidement pour être capable de combler le manque en énergie lumineuse le plus rapidement possible. Vu la croissance rapide de ces tiges, les fibres sont beaucoup moins dense que les fibres  »normales » produites par l’arbre. En conséquence, ces tiges se trouvent à être beaucoup plus faibles structuralement que les tiges d’origine. Les gourmands sont rarement des tiges viables à long terme vu leur faiblesse structurale.

 

Pourriture et moisissure

Les multiples gourmands qui partent de la tige se rattachent tous au même endroit sur la branche d’origine. Cela créer souvent des  »bassins » qui ont tendance à accumuler l’eau de pluie et les feuilles mortes qui tombent de l’arbre. Ce mélange fini par se décomposer avec les années et les fourches se retrouvent remplies de composte. Ce composte reste humide en permanence et facilite l’introduction de pourriture et de moisissure dans les fourches. Une fois bien installée dans une fourche, la pourriture réduit de beaucoup la résistance mécanique d’une branche. Avec les années, la pourriture peut même finir par descendre dans le tronc.

 

Mort de plusieurs branches

Suite à une coupe drastique, il n’est pas rare de voir mourir des branches primaires. Le stress est parfois trop grand pour le spécimen et cesse d’envoyer de la sève dans certaines tiges pour se concentrer sur la production de gourmands afin d’aller chercher de la lumière le plus rapidement possible. Il est impossible de déterminer à l’avance quelles branches survivra à une coupe sévère de la cime. Il est donc possible qu’un arbre se retrouve gravement déformé suite à un étêtage.

 

Rejets de souches

Bien que cela ne créer pas de dangers pour la propriété ou pour les individus, nous voyons souvent l’apparition de rejets de souche lors d’un étêtage. Les rejets de souches sont un type de gourmands qui poussent directement à partir de la souche et parfois des racines. Tout comme les gourmands qui poussent en bout de branche, ces tiges ont pour but de produire un feuillage le plus rapidement possible pour combler le manque d’énergie lumineuse.

 

Mort de l’arbre

L’étêtage d’un arbre est trop souvent la cause de la mort d’un arbre. Il faut savoir que l’étêtage réduit l’espérance de vie d’un arbre d’au moins 50%. L’arbre ne meurt pas nécessairement l’année même de la taille sévère mais peut mourir de complications dans les années suivantes. Comme discuté plus tôt, l’accumulation de pourriture et de moisissure mène au développement de caries dans l’arbre. Une fois la carie installée dans l’arbre, il s’en trouve grandement affaiblit. Il faut donc procéder à l’abattage d’arbre

 

Les alternatives à l’étêtage

La principale raison évoquée lorsqu’un client demande de faire étêter un arbre est la peur que celui-ci ne se brise et endommage la propriété, les véhicules ou blessent quelqu’un. Toutefois, il ya plusieurs moyens pour assurer la solidité et la sécurité d’un arbre.

 

Élagage d’arbre

Lors de consultation, nous recommandons toujours au client de faire l’élagage d’arbre avant tout. L’élagage consiste à enlever les branches mortes, malades, nuisibles ou faibles.

 

L’haubanage

L’haubanage d’arbre est un autre service qui vous permet de dormir l’esprit tranquille. Lorsque nous installons des haubans, nous solidifions des branches primaires qui risquent de casser à l’aide de câble dynamiques.

 

La fertilisation

La fertilisation d’arbre est complémentaire à l’élagage et l’haubanage. Une fois fois l’arbre sécurisé, l’idéal est de lui donner un surplus de nutriments dont il a besoin pour grandir en santé.

 

Les équipements de sécurité pour l’arboriculteur-élagueur, priorité sécurité!

Les équipements de sécurité pour l’arboriculteur-élagueur

Les ÉPI (Équipements de Protection individuelle)

La base de la sécurité réside dans les équipements de sécurité personnelle, ils assurent une protection personnelle au travailleur qui les porte correctement. La pratique du métier d’arboriculteur-élagueur emmène son lot de dangers potentiels. L’élagueur doit se protéger contre les possibles coupes avec une scie à chaîne que ce soit au niveau des pieds, des jambes ou même des bras. Il doit aussi protéger sa tête contre les débris qui peuvent tomber à tout moment. Le bruit produit par les scies à chaîne et les déchiqueteuses à branche sont assez puissants pour rendre quelqu’un malentendant au fil des années, c’est pourquoi il doit les couvrir en tout temps lors de l’opération de ses engins. Une bonne grille ou visière transparente est aussi nécessaire pour éviter les débris d’atteindre les yeux du travailleur.

Les bottes

L’arboriculteur-élagueur est souvent obligé de couper des branches ou des sections d’arbre près de ses pieds c’est pourquoi il se doit de porter des bottes approuvées contre les coupures par scie à chaîne. Le prix élevé de cet équipement de protection individuelle décourage parfois des travailleurs d’en faire l’acquisition et opte malheureusement pour une paire de bottes de travail standard moins coûteuse. Une décision qui semble anodine, expose l’élagueur à des blessures potentiellement très graves.

Bottes pour émondeur protectrices contre la scie à chaîne

 

Les pantalons

Les pantalons, comme les bottes, sont des équipements de sécurité qui assurent une protection optimale contre les coups de scie à chaîne. Ils sont rembourrés de tissus balistiques (kevlar) le long des cuisses, des tibias jusqu’aux pieds et derrière les mollets. Il ne faut pas beaucoup de rotation à une chaîne de scie pour être capable de couper au travers d’une paire de jeans ou de pantalon standard. Lors de travaux en hauteur, il est fréquent de voir un élagueur s’accrocher les jambes avec sa scie. Bien que tous les ÉPI soient essentiels, le pantalon est probablement le morceau le plus important de tous les équipements de protection individuelle.

 

Pantalons de protection contre la scie à chaîne

Les gants

Comme dans la plupart des métiers manuels, les gants font partie du lot d’équipements de sécurité nécessaires à assurer la sécurité des travailleurs. Vu que le métier d’arboriculteur-élagueur demande beaucoup de dextérité, il se fait des gants moulants avec revêtement de caoutchouc pour permettre une adhésion adéquate lorsque vient le temps de se hisser sur le câble d’ascension. Beaucoup d’élagueurs font le choix de travailler les mains nues, mais plusieurs se blessent avec les scies à mains de type «’Zubat».

 

gants protecteurs pour les mains

Le casque

Le casque est aussi une pièce d’équipement de sécurité importante. Il arrive fréquemment que les grimpeurs et les hommes de sol reçoivent des bouts de branches sur la tête. Par chance, il existe des casques spécialement conçus pour l’industrie de l’arboriculture. Il existe des casques vendus en combo avec la visière et la coquille possédant une mentonnière assurant la stabilité du casque à tout moment lors de travaux en hauteur empêchant donc au grimpeur de perdre son casque pendant l’ascension ou le travail aérien.

 

Casques protecteur contre les impacts

La visière

La visière est une vitre faite de plastique résistant aux égratignures et aux éclats pouvant être transparente ou teintée. Elle est montée directement sur le casque et permet à l’élagueur de la baisser lorsqu’il effectue des coupes et de la remonter lorsqu’il ne fait que se déplacer dans l’arbre. Il est possible et fortement conseillé de mettre en plus des lunettes de protection sous la visière, car elle n’est pas infaillible, des branches peuvent passer sous la visière et atteindre les yeux. La poussière peut aussi facilement se rendre aux yeux du travailleur et nuire à la vision de celui-ci.

 

Visière protectrice pour les yeux

Les coquilles

Les coquilles peuvent elles aussi être montées directement sur le casque ce qui facilite l’accès à une protection auditive pour l’arboriculteur en hauteur. La protection auditive est une protection facile à négliger puisque les effets du bruit sur notre système auditif ne se fait pas ressentir immédiatement. C’est à plus long terme que le travailleur se rendra compte que son ouïe à diminuer considérablement. L’arboriculteur-élagueur a souvent besoin d’utiliser de la machinerie très bruyante comme la déchiqueteuse à branche, les scies mécaniques, les tailles haies et l’essoucheuse. Certains préfèrent les coquilles, d’autres aiment mieux les bouchons. Il n’y a pas d’importance lesquels sont utilisés, la seule différence est l’accessibilité, les coquilles étant les plus accessibles et rapide à installer.

 

Coquilles protectrices pour les oreilles

Les manchettes

Les manchettes de protection pour les avant-bras sont conçues avec les mêmes matériaux que les pantalons de protection contre les coups de scie à chaîne. Techniquement, elles ne devraient jamais recevoir de coup de scie, car un élagueur bien formé et prudent ne se retrouvera jamais à couper une branche avec seulement une main sur la poignée des gaz de sa scie à chaîne. Si l’émondeur utilise toujours ses deux mains pour couper des branches d’arbre ou débiter des troncs, il est impossible qu’il s’accroche un avant-bras. Toutefois il vaut mieux être trop sécuritaire que pas assez donc on recommande fortement de les porter même si les cosignes de sécurité quant a l’utilisation de la scie à chaîne sont respectées.

 

équipement de protection des bras contre la scie à chaîne

Négligent seulement une fois…

Il faut être négligent seulement une fois lors de sa carrière d’arboriculteur-élagueur pour regretter le restant de ses jours. Les équipements de protection individuelle (ÉPI) sont là pour protéger les travailleurs et leur permettre de travailler de façon sécuritaire sans mettre leur vie en danger ou du moins de limiter les risques de blessures de beaucoup. La nature du travail d’un grimpeur le met en situations potentiellement mortelles chaque jour. Travailler en hauteur avec des outils puissants et coupants n’est pas de tout repos. Il est important d’être alerte, prudent et bien sûr de porter ses ÉPI afin de jouir d’une bonne qualité de vie et de faire ce métier extraordinaire longtemps!

 

Ces images proviennent du site de vente d’équipements d’arboriculture www.treestuff.com. Les équipements de sécurité illustrés y sont en vente.

 

Les bris d’arbres par machineries

Les bris d’arbres par machineries

De nos jours, la population générale est de plus en plus sensibilisée à l’importance de savoir cohabiter avec la nature. Il est d’autant plus important de savoir le faire puisque nos villes s’étendent rapidement vers la campagne. Si nous ne faisons pas attention ce sont nos arbres qui seront le plus affectés par les conséquences de l’étalement urbain.  Un arbre même s’il est énorme et imposant demeure une espèce fragile et susceptible aux changements que l’humain apporte à son environnement direct.

 

Il est important de connaître les facteurs nuisibles les plus dommageables pour les arbres. Le dommage abiotique le plus courant et probablement le plus dommageable pour un arbre est le bris par la machinerie. Nous voyons trop souvent des arbres gravement blessés après que de la machinerie lourde ait circulé près d’eux.

 

Dommages aux racines

Le bris de racines par la machinerie est très fréquent lors de nouvelles construction, de travaux de drainage ou d’excavation. L’arbre à besoin de toutes ses racines pour lui apporter l’eau et les minéraux nécessaires au processus de photosynthèse donc primordiales à sa croissance. Lorsque de l’excavation se fait près d’un arbre il n’est pas rare de voir plus d’un tier des racines d’un arbre se faire coupé et arraché par une pelle mécanique. Une fois que l’arbre perd le tier de son approvisionnement en eau et minéraux, il est ardu pour lui d’assurer sa survie.

 

La solution

Pour les dommages aux racines, malheureusement il n’existe pas de solution miracle pour aider l’arbre à se remettre de ce stress. Bien sur, l’idéal serait de recouvrir le plus rapidement possible les racines avec de la bonne terre riche en matière organique (composte). Aussi, mettre des mycorhizes sur les racines abîmées par la machinerie aidera les racines à reconnecter avec le sol et favorisera les transfert d’eau et de minéraux. Habituellement, après de tels dommages nous devons souvent abattre l’arbre car une fois blessé il dépérit très rapidement.

 

Dommages au tronc

Nous voyons aussi fréquemment de la machinerie lourde accrocher les troncs d’arbres lorsqu’elle se déplace sur un terrain ou étendent de la terre ou du gravier. Malheureusement une petite erreur de la part de l’opérateur de la machinerie en question, peut parfois coûter la vie à un arbre mature. Lors de l’impact d’une pelle mécanique sur un tronc par exemple, l’écorce se décolle et favorise l’accumulation d’humidité et devient une belle porte d’entrée pour les insectes et maladies.

 

La solution

Dans le meilleur des mondes la solution première serait d’empêcher la machinerie lourde de pouvoir trop s’approcher des troncs d’arbres. Mais nous ne sommes pas dans ce monde. Le meilleur moyen de réduire les impacts des bris par machineries sur la santé des arbre est d’intervenir immédiatement après l’impact pour réparer la partie du tronc abîmée. Nous avons donc recours à la chirurgie sur blessures au tronc et branches primaires. Petite intervention qui aide l’arbre à cicatriser par dessus les plaies causées par l’impact.

 

blessure par machinerie

Chirurgie et traitement des blessures au tronc d’un arbre

Une chirurgie sur un arbre?

Et bien oui c’est possible! Lorsqu’un arbre est victime d’un accident, coup de pelle mécanique, face à face avec une voiture etc. Peu importe ce qui peut provoquer un décollement de l’écorce du tronc ou des branches primaires, il existe un traitement pour les blessures au tronc d’un arbre qui aide à diminuer les dommages à long terme causés par l’accident.

De l’écorce décollée

Lors d’impacts relativement puissants sur le tronc d’un arbre, il arrive fréquemment de voir son écorce et le cambium (membrane fine qui se situe sous l’écorce (Suber et Liber) et qui assure la croissance en diamètre de l’arbre) se décoller et exposer le bois d’aubier, aussi appeler bois vivant car il contient encore des cellules vivantes.

Lorsque l’écorce et le cambium se séparent mais reste prise après l’arbre, l’espace créée devient une place de choix pour l’accumulation d’humidité et devient donc une porte d’entrée pour les insectes et les maladies.

La cicatrisation

Tout comme les êtres humains,  les arbres on la capacité de cicatriser leurs blessures. Bien sur leur processus de cicatrisation est beaucoup plus lent que le nôtre mais ils finissent tout de même à y arriver. Vous remarquerez lorsque vous ferez faire l’élagage d’un arbre, un an ou deux plus tard, on peut déjà observer le cal cicatriciel se refermer par dessus les coupes. Si vous ne voyez pas le cal cicatriciel après deux ans c’est probablement parce que vous avez coupé la branche trop près, trop loin du tronc ou dans un mauvais angle.

Comme pour la cicatrisation des coupes, l’arbre arrivera a guérir toutes les blessures qui lui sont faites au tronc. À condition de bien les réparer, voici donc une marche à suivre pour la réparation des blessures de votre arbre.

L’opération

Il est temps de passer au bistouri! Lors de la chirurgie il faut absolument retirer tous les morceaux d’écorce qui se détache de l’arbre même si c’est de quelques millimètres seulement. Il faut donc:

  • Délimiter une zone qui englobe la blessure au complet.
  • Couper la délimitation de la zone en forme de rond ou d’ovale idéalement.
  • Plus la forme de la zone est ronde, ovalisée plus l’arbre cicatrisera rapidement .Il ne faut pas non plus couper trop d’écorce pour rien et agrandir exagérément la blessure.
  • Une fois la zone bien découpée il est souhaitable de recouper les bord de l’écorce avec un angle de 45°. L’angle aidera aussi à la cicatrisation
  • Lors de forts impacts sur un tronc d’arbre on peut voir des éclisses provenant du bois d’aubier, il faut également couper ces éclisses de bois qui peuvent aussi accumuler l’humidité et cacher des insectes.

Et voilà votre arbre pourra guérir le plus rapidement possible sans accumuler l’humidité et risquer de contracter des maladies indésirables.

Post-opératoire

NE PAS recouvrir votre chirurgie avec un produit  »miracle » qui aide la guérison de blessures d’arbres. Ce type de produit sont vendu en vantant les capacités du produit à empêcher l’humidité et les maladies de s’infiltrer par la blessure. Pourtant, appliquer un tel produit sur une plaie fraîche aide à l’accumulation d’humidité car il empêche la plaie de respirer. Ces produits empêchent aussi le cal cicatriciel de bien se former et ralenti sa formation. Bref, ces produits sont à éviter car ils ralentissent la guérisons de votre arbre et augment les risques de contracter des maladies.

 

Finalement, une bonne chirurgie sur un tronc blessé vous permettra assurément d’éviter l’abattage de votre arbre quelques années plus tard.

Si vous voulez confier la tâche à un expert, Vert-Tige Arboriculture de l’Estrie offre le service de chirurgie. Cliquez ici.

blessure tronc arbre
Chirurgie de blessures sur un tronc d’arbre

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